A la fin du mois d'octobre 2008, la valeur du patrimoine financier mondial côté en bourse a, très approximativement, diminué d'une petite moitié par rapport aux résultats les plus élevés atteints il y a moins d'un an. Le journal Le Monde estimait la perte de valeur mondiale au 25 octobre à environ 25.000 milliards de dollars ce qui ferait, toujours très approximativement, la moitié du produit intérieur brut mondial annuel.Pour le dire d'une manière encore plus imagée, c'est un peu, comme si tout était resté pareil, que les montants des billets provenant du travail ou des autres sources de revenus marchands "ordinaires" étaient toujours les mêmes, mais que les montants des billets des revenus provenant du patrimoine financiers devaient maintenant être divisés par deux. C'est aussi, comme si un billet d'un salaire permettait maintenant d'acheter non plus une mais deux actions.
Ceci correspond donc -et c'est une bonne nouvelle- à un enrichissement des personnes ayant principalement des revenus du travail et des revenus sociaux et à un appauvrissement des personnes ayant principalement des revenus financiers.
Il n'empêche, la répartition des patrimoines et des revenus a beaucoup changé et c'est une bonne nouvelle.
C'est une bonne nouvelle parce que:
- C'est redistributif vers les moins riches.
- C'est une correction (partielle) de l'évolution de ces 20 dernières années durant lesquelles les revenus du patrimoins augmentaient beaucoup plus rapidement que les revenus du travail. Les citoyens seront moins incités à investir leur temps, leur argent et leur énergie dans des mécanismes complexes et à court terme.
- La valeur boursière des sociétés qui s'était éloignée de la valeur réelle s'en rapproche à nouveau.
Il reste maintenant à gérer les effets induits, sachant cependant que les évolutions dans ce domaine comptent probablement encore plus "d'effets papillon", d'aspects irrationnels et de mécanismes non maîtrisés que ce qu'en disent les spécialistes. Le risque des effets boule de neige abondamment décrits dans la presse (faillites en cascade, diminutions de la consommation, instabilités,...) est bien présent. Mais il ne serait inéluctable. que si l''économie était une science exacte et comprises par les acteurs financiers.
Il n'en reste pas moins que si des efforts importants sont faits pour que la machine économique continue à tourner en (re)lançant la consommation des ménages les plus démunis et en se centrant dans les domaines les plus durables (économies d'énergie, transports en commun,...), ce sera un effet positif supplémentaire de la crise.
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Pour en savoir plus sur cet aspect de la crise, voir notamment:
http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/25/25-000-milliards-de-dollards-evanouis_1110953_1101386.html
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/10/18/les-imbeciles-sont-tot-ou-tard-separes-de-leur-argent-par-john-kenneth-galbraith_1108472_3232.html
Source de l'image http://www.flickr.com/photos/petrick/2291498814/


