mardi 30 octobre 2018

Les sénolytiques. La mort de la mort. Octobre 2018. N° 115.


Lorsqu'une cellule fonctionne mal, elle est normalement éliminée rapidement. Il existe de nombreux mécanismes qui aboutissent à la mort de la cellule, le plus connu étant l'apoptose parfois appelé aussi "suicide cellulaire".

Mais il arrive également que des cellules nuisibles au reste de l'organisme continuent à vivre. Le cas le plus connu est celui du cancer, une multiplication "anarchique" de cellules qui aboutit au décès de l'individu porteur si les mécanismes de contrôle de l'organisme ou une thérapie adéquate n'interrompent pas la multiplication.

Cellules sénescentes
Une autre grande catégorie de cellules en mauvaise santé fait l'objet, depuis quelques années, d'une grande attention de la part des chercheurs actifs dans le domaine de la lutte contre le vieillissement. Il s'agit des cellules dites "sénescentes".

Pour lire le reste de la lettre mensuelle :



jeudi 27 septembre 2018

Pour une station internationale de la longévité. La mort de la mort. Septembre 2018. N° 114.

L'International Space Station (ISS)

Parfois la nuit, nous pouvons la voir à l'oeil nu. Elle est un point de lumière plus visible qu'une étoile et qui accomplit chaque 97 minutes le tour de notre planète. Elle passe à 400 kilomètres d'altitude, bien loin de la minuscule pellicule d'atmosphère qui enveloppe toutes les formes de vie que nous connaissons, tout ce que nous avons de nos rêves les plus fous à nos cauchemars les plus atroces.


Et si nous créions un lieu international pour la longévité? Pour lire le reste de la lettre mensuelle : https://heales.org/healesfr/2018/09/27/pour-une-station-internationale-de-la-longevite-la-mort-de-la-mort-septembre-2018-n-114/

mardi 28 août 2018

De l'influence d'un millième de la masse de notre corps sur le vieillissement. La mort de la mort. Août 2018. N° 113.

Chaque être humain est un univers en soi constitué de centaines de milliards de cellules mais aussi de bactéries. Chacune de ces entités est à son tour un ensemble de structures et de corpuscules que nous ne comprenons que partiellement.

L'ensemble des structures, organes, corpuscules,... assurant le fonctionnement de notre organisme sont d'une extraordinaire complexité.

Parmi les centaines d'organes que compte notre corps, certains de très petite taille sont indispensables à notre fonctionnement harmonieux. Cette lettre aborde le rôle lié à la longévité du thymus, de la thyroïde, de l'hypothalamus, de l'hypophyse et de l'hippocampe, cinq organes qui, ensemble, représentent environ un millième du poids d'une personne adulte ordinaire.

Pour lire le reste de la lettre mensuelle : https://heales.org/healesfr/2018/08/28/de-linfluence-de-deux-milliemes-de-la-masse-de-notre-corps-sur-le-vieillissement-la-mort-de-la-mort-aout-2018-n-113/

dimanche 29 juillet 2018

Longévités et libéralités. La mort de la mort. Juillet 2018. N° 112.

Si vous avez des moyens financiers considérables, vous pouvez vous offrir des soins médicaux plus aisément que les citoyens moins fortunés. Mais quoi qu'il arrive, vous ne dépasserez pas 122 ans pour une femme et 116 ans pour un homme.

Pour aller plus loin, il faudra des recherches complexes, lourdes coûteuses. Si les citoyens informés versent de l'argent pour favoriser ces recherches, cela sera positif.



Pour lire le reste de la lettre mensuelle : http://heales.org/healesfr/2018/07/29/longevites-et-liberalites-la-mort-de-la-mort-juillet-2018-n-112/

mercredi 27 juin 2018

La courbe de Gompertz et le vieillissement. La mort de la mort. Juin 2018. N° 111.


La "loi" de la mortalité humaine est appelée Modèle de Gompertz-Makeham.

Le doublement de mortalité se produit environ tous les 8 ans. Autrement dit, une personne de 70 ans a environ deux fois plus de risque de décéder durant sa soixante-et-onzième année qu'une personne de 62 ans n'a de probabilité de décéder durant sa soixante-troisième année.

jeudi 31 mai 2018

Les effets collatéraux d'une vie en bonne santé beaucoup plus longue. La mort de la mort. Mai 2018. N° 110.

Quels sont les effets collatéraux d'une vie en bonne santé beaucoup plus longue? Beaucoup de citoyens, notamment des citoyens progressistes, ont exprimé des craintes souvent peu rationnelles, mais les avantages potentiels d'une vie humaine de plus en plus longue sont très nombreux.

A partir de ce mois, la lettre mensuelle La mort de la mort ne sera plus diffusée que sur le site de Heales mais l'annonce de la publication sera faite sur ce blog.

La mort de la mort mai 2018, numéro 110 (version pdf)

jeudi 3 mai 2018

Premier mai technoprogressiste pour une Intelligence Artificielle Publique au service d'une vie en bonne santé beaucoup plus longue


Depuis le 1er mai 2017, l'espérance de vie en bonne santé a augmenté de près d'un trimestre dans le monde. La durée moyenne de la vie est de plus de 80 ans en Belgique et de plus de 70 ans dans le monde. Des millions de citoyen.ne.s qui seraient morts ces douze derniers mois sans progrès coulent aujourd'hui des jours relativement paisibles. La mortalité infantile qui était une source majeure de décès poursuit sa diminution. La pauvreté multidimensionnelle décroît.
Jusqu'à la première moitié du 20è siècle au moins, le désir de progrès technique et le désir d'égalité sociale étaient liés. La gauche et les mouvements réclamant plus de solidarité et d'égalité rêvaient de lendemains qui chantent. Ces lendemains étaient faits de plus d'égalité, de plus de biens et d'un monde plus facile à vivre matériellement et technologiquement.
Aujourd'hui, malheureusement, les progressistes ne rêvent plus guère de progrès technique, même pour les énergies renouvelables. Le développement des pollutions et le réchauffement climatique ont mené beaucoup de progressistes à vouloir "renverser la vapeur" là où il fallait plutôt la purifier et donc l'orienter autrement. Il y a aussi la peur que les progrès n'augmentent les inégalités. Pourtant, contrairement à ce que beaucoup pensent, l'accélération du bien-être est plus grande dans les pays du Sud qu'au Nord. Le téléphone mobile est passé en moins d'une génération du statut de bien de luxe à celui d'outil utilisé par la majorité des citoyen.ne.s du monde. De même pour l'accès à internet. Une part énorme des connaissances collectives universelles est de plus en plus accessible.

Les (techno)progressistes pourraient exiger que chaque citoyen dans le monde ait un droit inconditionnel à un téléphone dit intelligent. Ils pourraient ne pas se contenter de s'opposer aux dérives des multinationales du numérique, mais exiger que Google et Facebook fonctionnent comme des services publics collectifs de plus en plus développés.

Ces derniers mois, tout le monde parle de l'intelligence artificielle, d'utilisation de données et beaucoup ont peur, pas toujours à tort, mais souvent sans faire de proposition. Il est temps d'exiger:
= La mise à disposition pour et par tous des données avec anonymisation
= L'utilisation en priorité absolue de l'intelligence artificielle pour les progrès de santé, d'environnement durables, de solidarité et d'éthique Un projet de longévité de type Manhattan ou Apollo, mais mondial et avec une gouvernance collective est envisageable. Il viserait à permettre à des volontaires (très) âgé.e.s et fragiles de tester des thérapies de réjuvénation qui seront à terme utiles à tous.
Si les résultats des recherches nouvelles ne sont pas publics, les progrès seront probablement d'abord réservés aux plus aisés. Chaque centime de financement public utilisé avec succès pour des progrès médicaux contre les maladies liées au vieillissement peut bénéficier un jour à toute personne âgée. C'est un bénéfice potentiel pour des milliards d'êtres humains sans distinction de nationalité, d'origine, de capacité financière,... Que ceux et celles que lutter contre la sénescence n'intéressent pas n'empêchent pas les pauvres vieux qui le souhaitent d'en bénéficier.
Il est vrai que ces progressions gigantesques ne résolvent pas (encore?) tous les problèmes de bien-être. L'abondance ne suffit pas au bonheur de tous. De plus, au-delà d'un certain niveau de confort matériel, la perception du bien-être se fait surtout par comparaison avec le niveau matériel des autres, lequel progresse aussi. Il restera donc un jour à la gauche (et pas qu'à elle) à découvrir comment augmenter le bonheur dans une économie d'abondance.
Le technoprogressisme, c'est développer l'égalité (radicale) du futur dans un monde où le travail tel que nous le connaissons sera de moins en moins nécessaire. C'est aussi savoir que les progressions technologiques comprennent des risques immenses aujourd'hui (pollutions, effets de serre, risques pour la vie privée,...) mais aussi à plus long terme. Ces risques à moyen terme sont liés à la maîtrise de plus en plus absolue de la structure du vivant, de la matière et à une intelligence artificielle incontrôlée. Le principe de précaution dans une société évoluant, ce n'est pas toujours arrêter les modifications technologiques, cela peut être, au contraire, les accélérer pour sauver des vies et diminuer des risques.
Pour que le progrès technique ait le plus de chances d'être aussi un progrès tout court, pour que les lendemains extraordinaires soient aussi des lendemains qui chantent, un des éléments favorables est une gauche proactive, capable de faire primer paix, égalité, justice et souci du bien commun sur les intérêts financiers et matériels à court terme.
Penser globalement pour agir localement. Penser à long terme pour agir à court terme. La question n'est plus de savoir si les progressions technologiques vont permettre une vie beaucoup plus longue en bonne santé et comprennent des risques, mais de réfléchir collectivement aux conséquences de ces évolution. La science-fiction d'aujourd'hui, rêve ou cauchemar, voire plus probablement rêve et cauchemar, ne sera pas seulement la réalité de nos enfants, c'est aussi la nôtre.


Pour en savoir plus:


Réactions: didier.coeurnelle@gmail.com