dimanche 12 août 2007

La frontière entre le bien et le mal est en chacun de nous


Une de mes convictions est que la frontière entre le bien et le mal est en chacun d'entre nous (nous, êtres humains conscients).

Dans la vie courante (en Europe en 2007), nous sommes des personnes assez bien organisées se préoccupant peu des autres, en dehors des proches.

Placés dans des circonstances "défavorables", nous sommes cependant capables de facilement tuer quelqu'un, sans même éprouver de haine à son égard, simplement parce que l'ordre nous est donné de le faire par un supérieur hiérarchique (http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Milgram).

Placés dans des circonstances "favorables", nous sommes par contre capables de sacrifier beaucoup et de risquer notre vie sans hésiter pour sauver une personne, simplement parce que nous la voyons dans une situation de détresse. Par exemple, lorsque nous voyons une personne en train de se noyer, nous risquerons notre vie aisément.

Je partage l'opinion généralement exprimée que le renforcement de ces comportements se fait sur le type "pente savonneuse" ou plutôt "boule de neige". C'est d'ailleurs le principe tant de l'expérience de Milgram que des psychologies de manipulation. Un peu de mal en entraine de plus en plus jusqu'à l'irréparable. Un peu de bien en entraine de plus en plus jusqu'au dévouement.

Mais je crois cependant (à la différence de la majorité des personnes que je rencontre et qui s'expriment sur ce sujet) que, souvent, l'interruption d'un tel processus peut se faire par ce que j'appellerais un choc culturel, c'est-à-dire lorsque la personne ou le groupe est confronté à une opinion très différente et interpellante.

En d'autres mots, je pense qu'il faut qu'il faut choquer (et se choquer soi-même) pour tenter d'interrompre notre indifférence. Cette indifférence qui fait notamment que nous acceptons que chaque année des millions de personnes meurent de malnutrition dans le monde alors que nous n'en laisserions pas mourir un seul si le choix nous était présenté entre faire vivre et laisser mourir.


jeudi 26 juillet 2007

3.500 logements sociaux bruxellois en 1.750 jours: lettre bimestrielle (numéro 14). Eté 2007.



Au 26 juillet 2007, plus de 3 ans après avoir promis 5000 logements, le gouvernement bruxellois est enfin parvenu à ce que les premières pierres des premiers logements soient enfin posées. Mais guère plus que les premières pierres et seulement pour ... 116 des 5.000 logements. Rome ne s'est pas faite en un jour mais, au rythme actuel, avec le gouvernement bruxellois, même 1 % de Bruxelles ne se fera pas en un siècle.

Les accords gouvernementaux régionaux bruxellois de l'été 2004 prévoyaient la création de 3.500 logements sociaux durant cette législature (et 1.500 logements moyens). Il s'agissait là de la mesure sociale la plus ambitieuse du gouvernement "Olivier" bruxellois.

Il s'agissait aussi d'une mesure que des dizaines de milliers de personnes attendaient (et attendent toujours) avec impatience dans une ville où il peut faire bon vivre lorsque le logement n'est pas un problème mais où ledit logement engouffre la majorité du budget des plus démunis. Dans cette ville, des milliers de logements neufs devraient stabiliser des loyers qui grimpent.

Voici pourquoi, cette lettre vous informe tous les 2 mois de l'avancement de ce dossier prioritaire. Malheureusement, le mot "avancement" est à prendre avec philosophie. A ce jour, le plan logement est à 98 % un échec.

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Etat d'avancement de la construction des 5.000 logements (connu au 26 juillet 2007) :

- 0 : Nombre de logements réellement construits (0 % de l'objectif de départ)
- 116 : Nombre de logements en construction (2 % de l'objectif de départ)

- 3.100 : Nombre approximatif de logements qui devraient être actuellement construits (au prorata) (*)
- 9.400 : Nombre approximatif de personnes qui seraient actuellement logées dans des logements sociaux et moyens si les accords gouvernementaux bruxellois de 2004 étaient appliqués (au prorata)( *)

- Temps écoulé : 36 mois depuis les accords politiques (37 mois depuis le début de la législature)
- Temps restant pour achever la mise à disposition des logements : 23 mois (21 mois avant le début de la campagne électorale)

(*) Pour les logements sociaux uniquement (sans logements moyens), il s'agit de 2.100 logements et 6.300 personnes.

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Remarques complémentaires:

- Par "logement social" ci-dessus, il faut entendre "nouveau logement social en région bruxelloise tel que prévu dans les accords bruxellois" (http://portail.irisnet.be/cmsmedia/fr/2004_acgouv.pdf?uri=43742a96072f96dd010732949354014a). 1.500 logements pour les revenus moyens sont également prévus.

- Au total environ 1.300 logements semblent "en cours de procédure": environ 600 avec un marché attribué ou en cours d'attribution (dont seulement 220 avec un permis délivré) et environ 700 pour lesquels une procédure devrait débuter bientôt. A Ixelles, le Conseil d'Etat a suspendu un projet de plus de 300 logements. Il semble que le Conseil d'Etat ait aussi annulé d'autres décisions.

- Lors des premiers mois de la législature, il n'était techniquement pas possible d'achever les premières constructions (même si les premières annonces publiques des 5.000 logements étaient en fait bien antérieures aux accords régionaux). Logiquement, il devrait donc y avoir en fait actuellement peu de constructions achevées (moins qu'au prorata) mais beaucoup de constructions débutées ou presque débutées.

- Le 21 octobre 2004, le Soir titrait "600 logements concrétisés dès 2005". Le 16 février 2007, madame Dupuis annonce fièrement dans sa lettre d'information datée du 16 février 2007 "Les 400 premiers logements sortiront bientôt de terre" (Lettre d'information du 16 février 2007). Le 20 juin 2007, madame Dupuis annonce avec conviction "Je continue sans relâche ma recherche d'opportunités pour lancer de nouveaux projets et atteindre l'objectif fixé pour la fin de la législature" .

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Didier Coeurnelle, conseiller communal à Molenbeek-Saint-Jean

jeudi 19 juillet 2007

Les vers élégants vivent 2 fois plus longtemps.

Caenorhabditis elegans est un petit ver de 1 millimètre de long. A l'âge adulte, il est composé de 1031 cellules. Son patrimoine génétique est maintenant parfaitement connu. Sa durée de vie normale est de 3 semaines à peine, 20 petites journées de vie.

Comme ces animaux sont hermaphrodites et peuvent se reproduire par autofécondation, il est possible d’obtenir des lignées pures dans lesquelles tous les animaux sont génétiquement identiques. Par ailleurs, vu la courte durée de vie, l'efficacité des traitements pour allonger son existence se voit très vite.

Depuis quelques années, il est possible de prolonger la vie de ce tout petit animal, par sélection génétique, allant jusqu'à multiplier son espérance de vie par 5. D'autres expériences augmentent son temps de vie par d'autres moyens notamment pharmaceutiques.

De la science pour les vers, de la science-fiction pour les êtres humains mais pour combien de temps encore?

Cela dépend probablement surtout de l'énergie, des moyens et de l'intelligence qui seront mis en oeuvre pour essayer de progresser dans ces domaines.

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Plus d'information notamment sur les pages suivantes:

http://ist.inserm.fr/BASIS/medsci/fqmb/medsci/DDD/347.pdf
http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2002/man281002.html
http://anti-vieillissement.fr/A-la-recherche-des-secrets-du.html

jeudi 12 juillet 2007

De la croissance des démocraties à la démocratie mondiale en passant par la Chine

Une notion telle que la démocratie est soumise à d'innombrables contestations.

Cependant, selon les définitions les plus courantes, le nombre de personnes vivant en démocratie est en croissance forte ces 20 dernières années.

Il y a moins de 20 ans, un changement démocratique de parti politique au pouvoir aurait été de la science-fiction, de Varsovie à Kinshasa en passant par Moscou.

Aujourd'hui, cela ne se passe pas sans mal et sans incidents et accidents mais il n'empêche, la démocratie s'use surtout si elle ne sert pas et elle sert de plus en plus. La démocratie s'étend dans le monde et, dans ce cadre, l'absence d'un parlement mondial composé d'élus est de plus en plus un illogisme.
Les pragmatiques et les pessimistes diront cependant: oui, la démocratie s'étend mais pas partout, il reste notamment la Chine. Un habitant de la planète sur 6 n'a pas accès à la démocratie.

C'est vrai mais même la Chine n'est plus un monolithe. Même le parlement chinois (l'assemblée nationale populaire), cette immense organe de près de 3.000 personnes n'est plus une institution où tout le monde vote automatiquement ce qui est demandé. Il arrive que des centaines de membres s'abstiennent ou votent contre des textes.

Il faut être attentif aux signes intérieurs de naissance d'un pluralisme dans ce pays gigantesque. Ils pourraient bien s’étendre un jour, depuis des thèmes environnementaux, sociaux ou autres jusqu’à l’ensemble de la société.

Et cela pourrait se faire plus vite encore que le développement économique de cette région.

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Pour des exemples de diversité des votes dans le parlement chinois, voir notamment la page http://chinaperspectives.revues.org/document272.html.

mercredi 4 juillet 2007

Trop ou trop peu: à la recherche de l'équilibre alimentaire

Le nombre de citoyens atteints d'obésité dans le monde est en augmentation. Le nombre de personnes souffrant de malnutrition est relativement stable.

Or, il est possible de manger beaucoup plus que ce qui est nécessaire pour vivre (environ 2.000 calories par jour pour une personne adulte). Par contre, manger beaucoup moins que ce qui est nécessaire pour vivre mène assez rapidement à un décès.

Ceux qui mangent trop mangent donc un surplus supérieur au manque de ceux qui mangent trop peu. Ceci signifie donc que, depuis quelques années, et pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, la quantité globale de nourriture que les femmes, hommes et enfants absorbent est suffisante pour vivre sans carences.
Il y a donc plus qu'assez pour tout le monde sans même devoir modifier quoi que ce soit à l'efficacité de l'économie en général ou de l'agriculture en particulier.

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Selon des estimations pour lesquelles les chiffres varient mais la tendance est claire:

- Le nombre de personnes souffrant de malnutrition dans le monde est d'environ 800 millions.

- Le nombre de personnes souffrant d'obésité au niveau mondial est également d'environ 800 millions de personnes ; le nombre de personnes souffrant de surcharge pondérale est lui d'environ 2 milliards de personnes.

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Plus d'information:

- L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) définit le surpoids comme un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 25 et l’obésité comme un IMC égal ou supérieur à 30. L'IMC correspond au poids divisé par le carré de la taille, exprimé en kg/m2.

- Sous-alimentation: voir notamment http://www.fao.org/faostat/foodsecurity/MDG/MDG-Goal1_en.pdf (estimation du nombre de personnes souffrant de malnutrition dans le cadre des "objectifs du millénaire")

- Suralimentation: voir notamment http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs311/fr/index.html (une estimation du nombre de personnes concernées) et http://www.iotf.org/database/GlobalAdultTableJune07.htm (pourcentage par Etat du monde de personnes obèses ou atteintes de surcharge pondérale)

vendredi 22 juin 2007

Le homard qui aimait trop l'eau chaude

Prenez un homard, plongez le dans l'eau bouillante, s'il le peut, il sautera hors de la casserole.

Reprenez le homard, plongez le dans l'eau tiède, portez doucement à ébullition, le homard se laissera cuire.

Prenez un homme, dites-lui qu'il va mourir dans un an s'il ne prend pas de mesures radicales, il les prendra.

Reprenez cet homme, dites-lui qu'il mourra certainement lentement de vieillesse si les scientifiques ne prennent pas de mesures radicales, il aura presqu'autant de difficultés à réagir que le homard.

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C'est d'autant plus compréhensible que c'est la première fois dans l'histoire de l'humanité que le couvercle de la casserole s'entrouvre: http://www.immortalite.org/

jeudi 7 juin 2007

Lettre à un électeur pour le 10 juin: pour plus de solidarité (lettre envoyée avec des variantes à des personnes que je connais)

Bonjour,

Dans quelques dizaines d'heures, tu seras appelé à voter.

J'ai choisi, il y a bien des années, de militer pour Ecolo et pour Groen! parce que, à mon avis, les Verts sont le mouvement qui peut le mieux promouvoir l'intérêt de tous, aujourd'hui et demain, au Nord et au Sud, sans distinction de race, de naissance, de sexe ou d’origine.

Je pense que la vie en société se passe mieux lorsque nous arrivons à vivre avec plus de solidarité, plus d'attention pour les générations futures et plus de respect mutuel.

J'ai décidé de ne pas être sur la liste Ecolo de la Chambre mais je voterai pour cette liste avec conviction (notamment pour Zoé Genot et Sarah Turine que je connais très bien et que j'apprécie).

Même imparfait et parfois pas assez revendicatif, le parti vert européen (c'est-à-dire en Belgique Ecolo et Groen!) est de loin le parti parlementaire le plus éthique et le plus progressiste.

Tu peux le vérifier dans le programme d'Ecolo http://web4.ecolo.be/spip.php?page=plan_elections et de Groen! http://www.detoekomstbegint.nu/docs/Programma%20Groen!%20federale%20verkiezingen%20%202007.pdf.

Et par ailleurs, je t'invite dès le 10 juin à être exigeant vis-à-vis des partis et des élus. Et ceci en te demandant d'abord, non pas ce que les politiques peuvent faire pour toi mais en te demandant ce que tu peux faire pour que les élus participent à un monde meilleur.

A bientôt, j’espère,

Didier Coeurnelle