jeudi 14 avril 2011

25.000 logements publics bruxellois en 3.600 jours (Lettre bimestrielle, numéro 10). Mars 2011.

Les accords gouvernementaux régionaux bruxellois de l'été 2009 sont ambitieux. Ils prévoient, en une période de 10 années, une augmentation radicale du nombre de logements publics par une norme à atteindre dans les 10 années à venir de 15% de logements de qualité à gestion publique et à finalité sociale.

Le calcul du nombre réel de logements à créer varie énormément selon les estimations (voir l
ettre de novembre 2010). Cette lettre se base sur un nombre de 25.000 logements. Dans ce nombre, il a été tenu compte des logements mis à disposition par les agences immobilières sociales (A.I.S.) même s'il ne s'agit pas au sens strict de logements à gestion publique mais il n'a pas été tenu compte des prêts du logement car ils concernent des immeubles à gestion totalement privée.

Dans ce cadre, au rythme actuel, il est plus clair chaque mois que l'objectif décennal ne sera pas atteint à moins d'une modification radicale du rythme des réalisations. L'objectif est d'autant plus difficile à atteindre que, vu la croissance rapide de la population bruxelloise, les constructions privées nouvelles sont nombreuses. Et donc, l'objectif de 15 % de logements publics suppose un nombre absolu de logements à créer de plus en plus élevé.

La présente lettre bimestrielle a pour objectif d'être un aiguillon pour favoriser néanmoins une réalisation partielle des objectifs.

Le nombre total de logements en projet est aux alentours de 4.500. Mais parmi ceux-ci seuls environ 900 sont en construction. Et, malheureusement, tant qu'une construction n'est pas démarrée, la réalisation effective d'un projet reste (très) aléatoire. Un récapitulatif un peu plus détaillé des projets en cours est disponible sur le site du Secrétaire d'Etat compétent, Christos Doulkeridis.

Au cours des deux mois écoulés, 80 logements sociaux ont été inaugurés à Jette. D'autres inaugurations sont annoncées pour la fin de l'année et des nouveaux projets ont été annoncés. C'est mieux que les mois précédents, mais cela reste largement insuffisant pour atteindre l'objectif.

Ci-dessous, seuls les logements effectivement mis à disposition sont comptabilisés: les chantiers, projets en cours de marché public,... ne sont pas repris.


État de la réalisation des 25.000 logements en 3.600 jours (connu au 30 mars 2011)(ce mode de calcul ne prend pas en compte les prêts sociaux):

  • Nombre de logements publics nouveaux construits depuis le début de la législature dans le cadre du plan dit des 5000 logements: 250

  • Nombre de logements publics créés à partir de bureaux transformés: 0

  • Nombre de logements publics créés à partir de logements et autres immeubles abandonnés: 0

  • Nombre de logements publics créés par d'autres moyens (acquisitions, locations, contrats de quartier...): non connu avec précision, peut-être aux alentours de 400

  • Nombre de logements privés mis à disposition par les A.I.S.: non connu avec précision, probablement aux alentours de 500

  • (-) Suppressions de logements publics (acquisition par les locataires, destructions,...): non connu avec précision, probablement aux alentours de 0

  • Nombre total de logements publics nouveaux réellement créés: aux alentours de 1.150

  • Temps écoulé : 20 mois depuis les accords politiques (21 mois depuis le début de la législature)

  • Temps restant pour achever la mise à disposition des logements : 99 mois

  • Nombre total de logements publics qui auraient dû être créés durant le temps écoulé (sur la base de 200 logements par mois): 4.200

  • Somme minimale économisée par les autorités régionales ou locales bruxelloises aux dépens des personnes qui occuperaient les logements (sur base d'un coût de 100.000 € par logement): un peu plus de 300 millions d'euros


Informations complémentaires:

- Le texte de l'accord de gouvernement 2009-2014 du 12 juillet 2009 est accessible à la page
http://www.parlbruparl.irisnet.be/images/imgparl/accords2009/accordsfr.pdf.

- Un site
http://www.planlogement.be avait été réalisé par le Secrétariat d'Etat bruxellois au Logement et à l'Urbanisme durant la législature précédente. Le contenu de ce site a été supprimé depuis longtemps et depuis quelques semaines, même la page d'accueil du site n'est plus accessible.


Si vous communiquez des informations pertinentes, elles seront diffusées dans la prochaine lettre.

Didier Coeurnelle, conseiller communal à Molenbeek-Saint-Jean

Source de l'image

mercredi 13 avril 2011

La mort de la mort. Numéro 24. Mars 2011.

Mettre fin au vieillissement ne va pas plus mettre fin à l'humanité que le contrôle des naissances, l'hygiène ou l'agriculture. Le changement (radical) n'est pas la destruction. Luke Parrish, lecteur du site www.fightaging.org (traduction)

Cryogénisation: rêves et cauchemars sortis du congélateur


En 1962, un professeur de physique et de mathématiques d'une petite université du Michigan, Robert Ettinger, écrit un livre "The prospect of immortality". Ce livre est devenu le texte fondateur de ceux qui veulent échapper provisoirement à la mort en attendant le futur. L'idée de l'auteur est assez simple et caractéristique de cette période d'optimisme presque débridé : comme la médecine du futur permettra de vaincre les maladies qui nous minent actuellement, congelons ceux qui meurent pour attendre patiemment la possibilité d'un réveil et d'une guérison future lorsque la science aura vaincu les maladies

Cinquante ans plus tard, monsieur Ettinger a atteint l'âge respectable de 93 ans. Les deux femmes qu'il avait épousées et sa mère sont décédées et leurs corps sont conservées à -192 degrés. Mais les progrès technologiques et le degré d'acceptation des idées dans ces domaines ont été nettement moindres que ce que l'intéressé espérait.

Les progrès les plus importants ont été faits pour ce qui concerne la conservation du corps à basse température. Aujourd'hui, grâce à l'apport de certaines substances, la cryogénisation, qui ne peut bien sûr se faire qu'après le décès (sauf à commettre ce qui est en droit un assassinat), garde le corps du défunt dans un bon état de conservation.

Par contre, les progrès sont beaucoup plus lents pour ce qui concerne le réveil. Alors que de nombreux êtres vivants de petite taille peuvent être conservés congelés puis ramenés à un état d'activité normal si nécessaire après des années et que la conservation d'embryons est possible depuis des décennies, aujourd'hui encore, aucun mammifère – et a fortiori aucun être humain – n'a jamais survécu à la congélation. Et les progrès technologiques envisageables à court et moyen terme n'annoncent pas de percée dans ces domaines. La science-fiction des années 60 et 70 avait popularisé l'idée notamment via les films "2001, l'odyssée de l'espace" et "Woody et les robots" mais la réalité n'a pas dépassé la fiction.

C'est probablement dans le domaine culturel que l'évolution a été la plus "conservatrice". Un demi-siècle après que l'idée d'attendre des jours meilleurs sous forme glacée ait été popularisée et alors que cette méthode est en fait à la portée de centaines de millions de personnes de par le monde (pour environ 80.000 dollars plus cher qu'une belle voiture mais moins coûteux qu'un petit appartement), le nombre de personnes cryogénisées dans le monde ne se compte qu'en centaines et le nombre de citoyens ayant conclu un contrat pour être conservés en cas de décès se compte à peine en milliers.

Ceci s'explique peut-être par un phénomène paradoxal de peur inextinguible de la mort. La moins mauvaise manière de gérer cette peur est d'éviter d'y penser, de s'en soucier. Selon toute vraisemblance, pour encore bien des années, des milliards de citoyens du monde, riches ou pauvres, investiront
des dizaines de milliards de dollars en € et dollars, en crèmes et en pilules (chiffre d'affaires de 200 milliards d'euros par année) pour tenter (avec une efficacité très réduite) d'échapper aux signes de vieillissement. Mais ils resteront beaucoup plus économes en ce qui concerne des investissements pour permettre de lutter collectivement pour une vie plus longue.


La bonne nouvelle du mois: Un livre intitulé "La mort de la mort"


Un ouvrage portant le titre de la présente lettre écrit par par le docteur Laurent Alexandre, fondateur du site internet Doctissimo, vient d'être publié. Le sous-titre de l'ouvrage est "Comment la technomédecine va bouleverser l'humanité". L'association Heales n'est pas liée à l'auteur de cet ouvrage mais elle se réjouit de la proximité des idées et donc de la contagion culturelle rapide dans ce domaine.


dimanche 13 mars 2011

La mort de la mort. Numéro 23. Février 2011.


Rester jeunes, dynamiques et en bonne santé, c'est bien sûr notre souhait à tous. Bruno Clément. Présentateur de "Questions à la Une", émission consacrée au vieillissement. RTBF (télévision publique belge francophone). 16 février 2011.




Thème du mois. La "loi de Moore" et les progrès médicaux.


La loi de Moore, c'est en fait une conjoncture exprimée pour la première fois par Gordon Moore, cofondateur d'Intel, en 1965. Il affirmait que la complexité de certains composants informatiques doublait à intervalles réguliers. Plus tard, les spécialistes s'apercevront que c'est en fait dans de nombreux domaines informatiques que la puissance double ou que la place nécessaire est divisée par deux. Les deux domaines les plus spectaculaires de cette progressions sont la taille nécessaire au stockage des données et la vitesse de traitement des informations. Aujourd'hui, si vous avez un "smartphone" dans votre poche, il dispose à la fois de plus de puissance de calcul et de plus de capacité de stockage d'information qu'un appareil qui pesait plus d'une tonne il y a un demi-siècle.

Dans la plupart des domaines scientifiques, les progrès technologiques ont été effectués par bonds ou de manière linéaire. Par contre, les progrès des capacités informatiques eux suivent une progression exponentielle et c'est pourquoi, dans ce domaine, la capacité et la puissance sont des millions de fois supérieures à ce qu'elles étaient, il y a quelques décennies.

Ceci ne signifie cependant pas que toute l'informatique suive ces règles exponentielles. Ainsi, l'accès à internet a permis un accroissement d'accès à la connaissance sans équivalent parce que le stockage est dorénavant interconnecté. En une quinzaine d'années, la quantité d'informations accessible à partir d'un PC a ainsi été multipliée par des millions et n'est plus aujourd'hui de facto quasiment limitée que par la production des citoyens. Mais par contre, du fait notamment de la complexification des logiciels, beaucoup d'appareils informatiques contemporains démarrent et "travaillent" à peine plus vite aujourd'hui qu'il y a 20 ans.

Quelles seront et qu'elles ont déjà été les conséquences des progressions exponentielles pour les progrès médicaux? Il est possible de faire quelques rapides hypothèses.

- Le génome humain est aujourd'hui analysable en très peu de temps alors qu'il y a à peine 20 ans, quand les généticiens se sont attaqués au déchiffrement, c'était encore une opération titanesque. Dans ce domaine, tout porte à croire que les progrès informatiques vont permettre de déchiffrer toutes les composantes de la vie avec des progrès exceptionnels. Cela ne signifiera plus seulement connaître les gènes de l'être humain en tant qu'espèce mais aussi celui de chaque personne, celui des bactéries qui nous habitent, et même les mutations dans certaines de nos cellules. Le développement de l'interprétation des données, lui, ne suivra pas le même rythme mais, si les tendances actuelles se poursuivent, la détermination de la part des affections dues à des défauts du patrimoine génétique va continuer à s'accélérer.

- Les nanotechnologies médicales sont aujourd'hui d'application relativement restreinte. Une des raisons est que la technologie ne permet pas encore de réaliser des nanorobots c'est-à-dire des robots de taille suffisamment restreinte pour pouvoir être introduits dans le corps d'un être humain. Il est probable que l'accélération des progrès informatiques dans ces domaines, notamment en ce qui concerne la diminution de l'approvisionnement énergétique nécessaire, permettra des progrès rapides même s'ils ne sont pas exponentiels.

- Dans de nombreux domaines expérimentaux, les modèles informatiques peuvent être complémentaires aux modèles animaux et même aux modèles humains. La puissance de calcul est particulièrement importante pour ces analyses. C'est notamment dans le domaine des simulations neurologiques et cellulaires que les progressions nécessitent les plus grandes capacités de calcul. Cependant, le stade de l'expérimentation animale et humaine reste nécessaire. Les théories (surtout moléculaires et cellulaires) qui s'informatisent se révèlent souvent fausses lorsqu'elles sont testées sur des êtres vivants multicellulaires. Dans un avenir prévisible, même les progrès médicaux les plus spectaculaires et les plus rapides ne deviendront donc une (relative) certitude qu'après une latence de plusieurs années, le temps d'achever les expérimentations animale et humaine.

- Dans le domaine de l'échange d'informations, les progrès de l'informatique et des technologies de la communication ont permis des accélérations sans équivalents. De plus en plus, le travail en communautés virtuelles devient techniquement possible. Mais des progressions importantes de puissances de traitement sont encore nécessaires pour que les avantages entre autres en rapidité et en économies d'échelle de ce travail virtuel dépassent certains inconvénients matériels et psychologiques.

- Il y a ensuite le domaine, actuellement encore très peu utilisé de l'expérimentation scientifique réalisée par des systèmes experts. Dans ce domaine, les travaux réellement effectués sont encore en nombre réduit. A ce jour pour être utilisées, les connaissances acquises doivent encore être "absorbées", comprises, exploitées par des cerveaux humains et ceux-ci, jusqu'à nouvel ordre, ne sont pas extensibles.

- Dans un tout autre domaine, infiniment plus hypothétique, certains envisagent la "copie" de la conscience sur un support informatique. Copier un cerveau humain ou même un cerveau d'un animal est actuellement totalement impossible vu notamment la puissance informatique nécessaire. Cet obstacle précis sera vaincu, sauf interruption des progressions, dans quelques décennies au maximum. Pour les autres obstacles, certains les affirment infranchissables, d'autres doutent.

En conclusion de ce survol, il reste à se demander quel sera le résultat de la conjugaison de toutes ces progressions. Au jour d'aujourd'hui, la progression de l'espérance de vie semble linéaire (environ trois mois par année).

Mais cette apparence linéaire est le résultat (dans les pays "riches"):

  • d'une décroissance approximativement exponentielle des taux de mortalité. En effet depuis 150 ans les taux de mortalité sont divisés par deux tous les 30 ans environ!
  • d'une décroissance qui essentiellement porte sur les taux de mortalité des enfants et des jeunes adultes jusqu'à 1950, et essentiellement sur les retraités depuis.

Ceux qui annonçaient l'interruption des progrès vu les limites naturelles ont eu tort jusqu'ici. Ceux qui espèrent des progrès radicaux directement applicables dans les toutes prochaines années ont très probablement tort également. Mais ceux qui espèrent des progrès scientifiques rapides pour la compréhensions des mécanismes du vieillissement et la lutte contre celui-ci pour des animaux de laboratoire auront peut-être raison avant la fin de cette décennie.


La bonne nouvelle du mois: Le Time annonce l'homme immortel pour 2045


Le journal Time du 21 février a pour couverture: "2045. The year Man Becomes Immortal". De la page 20 à la page 27, le célèbre périodique (vendu à plusieurs millions d'exemplaires) explique de manière assez détaillée:
L'hebdomadaire explique donc assez longuement la notion que, si les progrès technologiques se poursuivent, la mort de vieillissement pour les êtres humains pourrait ne plus concerner l'être humain que pour une ou deux générations et l'intelligence artificielle pourrait dépasser l'intelligence humaine. L'article est signé par l'écrivain Lev Grossman. Il est accessible tant dans la version américaine que dans toutes les versions régionales du prestigieux périodique et peut être consulté en ligne.


- Pour en savoir plus de manière générale: http://sens.org, http://imminst.org, http://heales.org et http://immortalite.org
- Pour en savoir plus à propos des "lois" de Moore: http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Moore (source de l'image)
- Pour réagir ou recevoir la lettre d'information: info@heales.org

dimanche 13 février 2011

25.000 logements publics bruxellois en 3.600 jours (Numéro 10). Janvier 2011.

Les accords gouvernementaux régionaux bruxellois de l'été 2009 sont ambitieux. Ils prévoient, en une période de 10 années, une augmentation radicale du nombre de logements publics par une norme à atteindre dans les 10 années à venir de 15% de logements de qualité à gestion publique et à finalité sociale.

Le calcul du nombre réel de logements à créer varie énormément selon les estimations (voir lettre de novembre 2010). Cette lettre se base sur un nombre de 25.000 logements. Dans ce nombre, il a été tenu compte des logements mis à disposition par les agences immobilières sociales (A.I.S.) même s'il ne s'agit pas au sens strict de logements à gestion publique mais il n'a pas été tenu compte des prêts du logement car ils concernent des immeubles à gestion totalement privée.

Dans ce cadre, au rythme actuel, il est plus clair chaque mois que l'objectif décennal ne sera pas atteint à moins d'une modification radicale du rythme des réalisations.

La présente lettre bimestrielle a pour objectif d'être un aiguillon pour favoriser néanmoins une réalisation partielle des objectifs.

Le nombre total de logements en projet est aux alentours de 4.500. Mais parmi ceux-ci seuls environ 900 sont en construction. Et, malheureusement, tant qu'une construction n'est pas démarrée, la réalisation effective d'un projet reste (très) aléatoire. Un récapitulatif un peu plus détaillé des projets en cours est disponible sur le site du Secrétaire d'Etat compétent, Christos Doulkeridis.

Ci-dessous, seuls les logements effectivement mis à disposition sont comptabilisés: les chantiers, projets en cours de marché public,... ne sont pas repris.



État de la réalisation des 25.000 logements en 3.600 jours (connu au 31 janvier 2011)(ce mode de calcul ne prend pas en compte les prêts sociaux):

  • Nombre de logements publics nouveaux construits dans le cadre du plan dit des 5000 logements: 170

  • Nombre de logements publics créés à partir de bureaux transformés: 0

  • Nombre de logements publics créés à partir de logements et autres immeubles abandonnés: 0

  • Nombre de logements publics créés par d'autres moyens (acquisitions, locations, contrats de quartier...): non connu avec précision, peut-être aux alentours de 350

  • Nombre de logements privés mis à disposition par les A.I.S.: non connu avec précision, probablement aux alentours de 450

  • (-) Suppressions de logements publics (acquisition par les locataires, destructions,...): non connu avec précision, probablement aux alentours de 0

  • Nombre total de logements publics nouveaux réellement créés: aux alentours de 1.000

  • Temps écoulé : 18 mois depuis les accords politiques (19 mois depuis le début de la législature)

  • Temps restant pour achever la mise à disposition des logements : 103 mois

  • Nombre total de logements publics qui auraient dû être créés durant le temps écoulé (sur la base de 200 logements par mois): 3.800

  • Somme minimale économisée par les autorités régionales ou locales bruxelloises aux dépens des personnes qui occuperaient les logements (sur base d'un coût de 100.000 € par logement): 280.000.000 €


Informations complémentaires:

- Le texte de l'accord de gouvernement 2009-2014 du 12 juillet 2009 est accessible à la page
http://www.parlbruparl.irisnet.be/images/imgparl/accords2009/accordsfr.pdf.

- Un site http://www.planlogement.be avait été réalisé par le Secrétariat d'Etat bruxellois au Logement et à l'Urbanisme de la législature précédente. Seule la page d'accueil du site est encore accessible, mais le contenu a été supprimé.


Si vous communiquez des informations pertinentes, elles seront diffusées dans la prochaine lettre.

Didier Coeurnelle, conseiller communal à Molenbeek-Saint-Jean

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dimanche 6 février 2011

La mort de la mort. Numéro 22. Janvier 2011.

Si les risques de mortalité (en France) étaient restés à chaque âge ceux de l’année 2000, le nombre total de décès aurait été supérieur de 120 000 à celui effectivement observé en 2010. INSEE Première (mensuel de Institut national de la statistique et des études économiques). Janvier 2011.


Thème du mois: Les 101 manières pour tenter de lutter contre le vieillissement et la mort

Il est fascinant de faire un relevé des idées et perceptions des milliards d'êtres humains qui, probablement depuis l'aube de l'humanité, se sont interrogés sur les moyens d'échapper à la finitude.

Du « mens sana in corpore sano » inventé il y a deux millénaires à la “survie digitale" en ligne rêvée par certains depuis quelques années en passant par les promesses de la religion, les moyens sont innombrables. Mais ils peuvent être classés en quelques grands ensembles. La présente lettre vise à décrire de manière relativement exhaustive, mais résumée et catégorisées à l'extrême, les possibilités envisagées.

Les méthodes pour vivre plus longtemps envisagées depuis l'aube de l'histoire

Elles peuvent être divisées en deux catégories: physiques et religieuses

Les moyens physiques:

- Absorber ou s'imprégner d'une substance. La pilule pour atteindre l'immortalité n'a pas été trouvée à ce jour, mais sa recherche est entamée depuis des millénaires: une plante dans l'épopée de Gilgamesh, le mercure ou l'or chez les chinois de l'empire du milieu, la fontaine de jouvence au moyen-âge. Aujourd'hui, les recherches pour trouver une substance se poursuivent, mais avec plus de modestie. Il ne s'agit plus d'atteindre l'immortalité mais seulement de trouver des substances prolongeant la durée de vie. Mais ces recherches sont aussi efficaces que par le passé puisque certaines substances comme la rapamycine ou des produits imitant l'effet de thérapies géniques ont déjà prouvé leur efficacité pour diminuer le vieillissement de certains animaux.

- Atteindre un état physique qui rend inaccessible au vieillissement. La méditation de certains bouddhistes est l'exemple le plus connu. Elle est non religieuse car supposée ne pas nécessiter d'intervention surnaturelle. Bien des êtres humains ont prétendu avoir trouvé un état leur épargnant la vieillesse par des moyens que nous pourrions qualifier aujourd'hui de psychologiques ou philosophiques.

Les moyens religieux (et philosophiques):

Le lecteur élevé dans un environnement culturel judo-chrétien ou musulman pensera immédiatement à la résurrection. Mais le retour dans son "enveloppe" de chair est loin d'être la seule conception religieuse de vie après la vie, même chez les chrétiens. Voici les grandes catégories en commençant par la plus simple, en tout cas pour un lecteur occidental.

- Retour de l'existence sous forme physique après la mort: c'est le concept du retour à la vie sous forme physique. Le corps revit. Cette idée est présente dans les religions catholique, musulmane et juive. Mais elle existait avant ces religions. Les pharaons égyptiens, par exemple, espéraient déjà revenir de l'au-delà.


- Maintien de l'existence sous forme non physique après la mort: c'est le concept de survie de l'âme. Le corps disparaît mais quelque chose d'immatériel subsiste où se retrouve la conscience. Cette idée se trouve partiellement dans la religion catholique (cohabitant avec l'idée de résurrection) mais aussi dans bien d'autres croyances notamment les religions dites animistes (culte des ancêtres) et le spiritisme.


- Transfert de la conscience vers un autre être vivant après la mort: la métempsychose ou encore la réincarnation est probablement le concept le plus connu de l'hindouisme. Il est aussi présent notamment chez les bouddhistes.


- Incorporation dans un ensemble plus grand. Selon certains, au décès ou même à un autre moment, l'entité que constitue un être humain peut se fondre, totalement ou partiellement, dans un ensemble plus grand. Cette conception est assez proche de la conception religieuse de la survie de l'âme mais avec la dimension supplémentaire de l'absorption-fusion. L'idée se retrouve, parfois précisément, parfois confusément, dans bien des croyances religieuses et même parfois dans des convictions définies par certains de ceux qui les prônent comme non religieuses (retour à la "mère-nature", vision cosmiste,...).


- Enfin, plus rarement certaines personnes au long de l'histoire ont prétendu (et probablement parfois ont cru) ne pas être atteintes par le vieillissement voire être indestructibles soit parce qu'une puissance surnaturelle leur a donné ce privilège, soit pour des raisons non expliquées.

Les méthodes envisagées grâce aux progrès technologiques

Depuis des siècles, des humanistes imaginent que les progrès de la science permettront de vivre beaucoup plus longtemps. Beaucoup des moyens imaginés peuvent être classés dans une des catégories citées plus haut mais voici les catégories contemporaines, reprises dans l'ordre chronologique de leur conception.

- La réjuvénation et les cellules souches

Il s'agit de tous les moyens qui visent à permettre au corps de se régénérer sans aucune limitation de temps: au début du vingtième siècle par l'injection de substances issues de cellules germinales (y inclus des greffes), aujourd'hui notamment grâce aux cellules souches.

- Les thérapies géniques

C'est le domaine où les progressions contemporaines sont les plus rapides. Petit à petit, ce qui est un peu le logiciel de la vie, dévoile ses secrets, son mode d'emploi et ses moyens de la modifier. La maitrise future envisagée du génome est telle que la victoire sur le vieillissement est envisagée à long ou à moyen terme par un nombre croissant de chercheurs. Avec enthousiasme ou avec crainte.

- Les nanotechnologies

Il s'agit de substances ou de machines de si petite taille qu'elles peuvent s'attaquer, moduler, transformer jusqu'aux composantes les plus intimes de la cellule. Elles seraient produites en si grande quantité qu'elles agiraient, une fois injectées, des orteils à la cornée détruisant toute cellule cancéreuse, réparant des organes malades, injectant des substances manquantes et même digérant les graisses superflues. Mais, actuellement, ces technologies sont encore, en tous cas pour ce qui concerne les nanorobots, à peine au stade de concept.

- La survie digitale

Si la conscience est indépendante de son substrat, c'est-à-dire si, ce que nous appelons, faute de mieux, l'âme peut être "détachée" (rendue indépendante) du cerveau, il pourrait peut-être un jour être possible de la transporter, totalement ou partiellement, par copie ou par déplacement, sur un support informatique. Les technologies qui le permettraient sont encore moins avancées que les nanotechnologies. Les progrès dans ce domaine sont liés aux progrès en matière de recherche relative à l'intelligence artificielle.

La liste s'achève (temporairement) ici. Tout ce qui précède est, malheureusement (ou heureusement selon certains), sans efficacité prouvée à ce jour. Bien des méthodes mentionnées se trouvent en fait à la lisière de plusieurs catégories. La religion n'est pas toujours éloignée de la science. Pour paraphraser Arthur Clarke, "Toute technologie suffisamment avancée est (parfois) indiscernable de la religion". A un moment ou à un autre, tout être humain doué de conscience, dont le lecteur de ces lignes, a envisagé certaines des hypothèses. Chacun contemple sa finitude.


La bonne nouvelle du mois


Des scientifiques du "Scripps Research Institute" ont réussi à transformer des cellules adultes de la peau en cellules cardiaques. Jusqu'ici, pour transformer des cellules d'un type en cellules d'un autre type, il était nécessaire de passer par le stade des cellules souches. Cette découverte pourrait faciliter le traitement de nombreuses maladies pour lesquelles l'apport de cellules nouvelles est utile, par exemple en cas de blessure, de maladie cardiaque ou d'affection dégénérative comme la maladie d'Alzheimer.


- Pour en savoir plus de manière générale: http://sens.org/, http://imminst.org/, http://heales.org/ et http://immortalite.org/
- Pour en savoir plus à propos des transformations de cellules de la peau dans un but thérapeutique: http://www.eurekalert.org/pub_releases/2011-01/sri-srs012811.php et http://www.sciencedaily.com/releases/2011/01/110130213901.htm
- Pour réagir ou recevoir la lettre d'information: info@heales.org

Source de l'image: une cellule-souche et une croix égyptienne (Ânkh)

dimanche 2 janvier 2011

La mort de la mort. Numéro 21. Décembre 2010.

Nous pourrions ne pas survivre aux 20 prochaines années. Nous pourrions ne pas guérir le vieillissement. il n'y a rien d'inévitable à notre succès. Chaque personne qui est suffisamment douée pour faire une contribution devrait chercher à aider sur tous les fronts, par tous les moyens éthiquement acceptables comme si c'était une question de vie ou de mort. Parce que c'est une question de vie ou de mort. William Andregg. Fondateur de Halcyon Molecular (traduction).



Thème du mois: "L'opinion publique et l'allongement radical de la durée de vie".



Poser la question de l'attitude de l'opinion à propos d'une situation encore scientifiquement hypothétique peut paraître curieux. Cependant les citoyens sont abordés depuis des générations à propos de leur croyance religieuse. Et notamment à propos de leur croyance concernant un évènement malheureusement scientifiquement encore bien plus hypothétique: la survie de leur conscience et de leur âme après le décès.

A chaque nouvelle année, nous sommes des milliards à nous souhaiter bien du bonheur en ajoutant des mots comme "et surtout une bonne santé pour vous et pour vos proches". Et à chaque fois que des proches ont des problèmes de santé, nous leur souhaitons un "prompt rétablissement". Jusqu'où va ce souhait?

Alors que les sondeurs et les sociologues notent, depuis des générations, une décrue lente et irrégulière au sujet de la croyance religieuse notamment celle de l'immortalité de l'âme, ils pourraient probablement noter aussi, si ce sujet avait été étudié régulièrement, une croissance lente et irrégulière de la conviction que les progrès technologiques permettront une vie plus longue. Et ce serait logique car durant l'espace de la vie des plus âgés de nos contemporains, l'impossible a cessé de l'être dans bien des domaines notamment médicaux.

Les débats qui touchent directement à la vie humaine suscitent des passions et des opinions tranchées. Presque chaque individu a un avis concernant la peine de mort, l'euthanasie, l'avortement et le suicide. Et ces opinions comprennent généralement l’une ou l'autre phrase qui débutera par "La vie humaine est précieuse mais...".

Le débat relatif à une vie plus longue grâce aux progrès de la médecine est proche de ces grandes questions mais il s'en distingue de deux manières:

- Il y a deux grandes catégories de doutes concernant les progrès en matière de santé: le doute technique et le doute éthique. Est-ce possible et, si c'est possible, est-ce souhaitable? Ou encore: Est-ce souhaitable et, si c'est souhaitable, est-ce possible?

- L'interrogation éthique est spécifique en ce qu'elle est essentiellement une interrogation sur l'utilité d'une augmentation des potentialités de l'être humain alors que les autres débats, de l'euthanasie à la peine de mort en passant par la question du suicide, posent des interrogations par rapport à la légitimité de la suppression d'une vie humaine (ou d'une vie potentielle) dans certaines circonstances.

Les principales études effectuées concernant le point de vue relatif à un allongement radical de la durée de vie ont été effectuées en Australie. Elles montrent des citoyens divisés. Mais il ne s'agit pas d'une division en deux groupes distincts d'opposants et de partisans d'une vie plus longue. Il s'agit plutôt d'un éparpillement d'opinions depuis l'opposition forte jusqu'à l'adhésion forte en passant par exemple par ceux qui souhaitent ce progrès pour les autres mais pas pour eux.

Plus largement, il est probable que la frontière entre le souhait de vivre plus longtemps et celui d'une limite "naturelle" est une frontière qui passe plus en chacun d'entre nous qu'entre les uns et les autres.

Mais certaines tendances se dessinent toutefois:

Les croyants (chrétiens) sont moins tentés par une vie plus longue.


Cette situation n'est pas surprenante. La plupart des religions promettent une vie après la mort, vie qui peut être bien plus agréable qu'ici bas. Cependant, la césure entre croyants et non croyants semble relativement peu tranchée. Il se pourrait que cela s'explique par le fait que bien des citoyens qui se décrivent comme chrétiens ne croient guère à l'immortalité.

Les hommes sont plus enthousiastes que les femmes

Cet aspect est plus curieux. A quoi est-il dû? Cela pourrait s'expliquer par le fait que les femmes mettent les enfants au monde ce qui les rattache à une vision plus "naturelle" du monde. Les femmes semblent d'ailleurs, de manière générale, plus réservées à l'égard des nouvelles technologies. Mais, par contre, on pourrait s'attendre à une réponse plus positive à des questions telles que "Souhaitez-vous que vos enfants vivent plus longtemps grâce aux progrès techniques?".

Les personnes âgées sont aussi intéressées que les jeunes


L'absence de différence importante selon les tranches d'âge pourrait s'expliquer par deux tendances contradictoires. D'une part, les jeunes sont généralement plus ouverts vis-à-vis des nouvelles technologies mais, d'autre part, les plus âgés sont les premiers bénéficiaires potentiels de progrès médicaux relatifs au vieillissement. Il est plus facile de refuser une pilule anti-vieillissement à 20 ans qu'à 80 ans. Il est d'ailleurs utile de noter que lorsque l'on demande à une personne combien de temps elle souhaite encore vivre, lorsqu'elle est en bonne santé, quel que soit son âge, il est très rare qu'elle souhaite un décès proche.

Ni les partisans ni les opposants d'une vie beaucoup plus longue ne disposent d'une majorité absolue.

Selon une des études australiennes citées, une étude téléphonique effectuée en 2009 et portant sur 605 citoyens australiens (de Brisbane), 65 % des sondés sont favorables à une recherche visant à ralentir le vieillissement mais seuls 35 % des citoyens utiliseraient ce type de technologie si elle devenait disponible. Il y a donc un pourcentage important de citoyens qui ne souhaitent pas bénéficier des recherches, mais qui ne souhaitent pas non plus les empêcher.

Pour ceux qui souhaitent vraiment par-dessus tout une vie longue et en bonne santé à leurs amis et connaissances au 1er janvier 2011, il reste à espérer que les opinions nuancées exprimées favoriseront la poursuite des recherches.


La bonne nouvelle du mois



Oscar Niemeyer, le célèbre architecte brésilien, vient d'inaugurer une fondation qui lui est consacrée à Niterói (ville voisine de Rio de Janeiro) et le futur Centre Culturel international qui portera son nom à Avilés en Espagne. Monsieur Niemeyer travaille toujours (en chaise roulante) dans son studio face à la plage de Copacabana. Il a fêté son 103ème anniversaire le 15 décembre 2010.


Source de l'image: cathédrale de Brasília dont Niemeyer fut l'architecte, photo personnelle

samedi 11 décembre 2010

25.000 logements publics bruxellois en 3.600 jours (Numéro 9). Novembre 2010.

Les accords gouvernementaux régionaux bruxellois de l'été 2009 semblent ambitieux. Ils prévoient, en une période de 10 années, une augmentation radicale du nombre de logements publics par une norme à atteindre dans les 10 années à venir de 15% de logements de qualité à gestion publique et à finalité sociale.

La présente lettre bimestrielle a pour objectif d'être un aiguillon pour favoriser la réalisation même partielle des objectifs.

Au rythme actuel, selon les calculs retenus jusqu'ici, il faudra extrêmement longtemps pour réaliser l'objectif décennal de création de logements sociaux.

Cependant, calculer exactement le nombre de logements concernés apparait aujourd’hui fort compliqué. Ainsi:

- La région bruxelloise compte actuellement un parc total de logements d'environ 550.000 logements. Mais la population bruxelloise est en croissance rapide(actuellement de l'ordre de 1,5 % par an). Cette croissance est accompagnée d'une croissance du nombre de logements (actuellement de l'ordre de 5.000 logements par an). Si la tendance se poursuit pendant 10 ans, à l'horizon 2020, il y aura plus de 600.000 logements. Il faudra donc créer environ 7.500 logements à vocation sociale en plus pour simplement maintenir constant le pourcentage de logements à vocation sociale.

- Selon certaines interventions du secrétaire d'État compétent pour le logement, Christos Doulkeridis, l'objectif de 15 % ne se base plus uniquement sur les logements publics à vocation sociale. Il inclut, les logements mis en location par les Agences immobilières sociales (AIS) à un prix inférieur à celui du marché et les logements acquis grâce aux 900 prêts hypothécaires octroyés chaque année à des taux avantageux par le Fonds du logement.

- L'objectif à atteindre est un objectif de 15 % pour chaque commune. Théoriquement, cela pourrait signifier un total final à atteindre au niveau bruxellois supérieur à 15 % (puisque certaines communes comme Watermael-Boitsfort ont déjà plus de 15 % de logements public à vocation sociale sur leur territoire).

- Enfin les dix années prévues pour arriver à l'objectif pourraient s'allonger un peu: par exemple de 2009 à 2020.

En tenant compte des éléments qui précèdent, le calcul du nombre de logements à créer varie énormément de quelques milliers de logements en 11 ans à environ 40.000 logements en 10 ans.

Ce qui semble malheureusement certain quelle que soit le mode de calcul et quelle que soit la bonne volonté des uns et des autres, c'est que le nombre de logements à vocation sociale créés est très inférieur à la demande.

La synthèse des résultats ci-dessous indique l'état d'avancement par rapport à un objectif moyen de 25.000 logements. Il y a été tenu compte des logements mis à disposition par les agences immobilières sociales (A.IS.) même s'il ne s'agit pas au sens strict de logements à gestion publique mais il n'a pas été tenu compte des prêts du logement car ils concernent des immeubles à gestion totalement privée.

Seuls les logements effectivement mis à disposition sont comptabilisés: les chantiers, projets en cours de marché public,... ne sont pas repris. Ils seront mentionnés dans une prochaine lettre.


État de la réalisation des 25.000 logements en 3.600 jours (connu au 30 novembre 2010)(ce mode de calcul ne prend pas en compte les prêts sociaux):

  • Nombre de logements publics nouveaux construits dans le cadre du plan dit des 5000 logements: 68

  • Nombre de logements publics créés à partir de bureaux transformés: 0

  • Nombre de logements publics créés à partir de logements et autres immeubles abandonnés: 0

  • Nombre de logements publics créés par d'autres moyens (acquisitions, locations, contrats de quartier...): non connu avec précision, peut-être aux alentours de 300

  • Nombre de logements privés mis à disposition par les A.I.S.: non connu avec précision, probablement aux alentours de 400

  • (-) Suppressions de logements publics (acquisition par les locataires, destructions,...): non connu avec précision, probablement aux alentours de 0

  • Nombre total de logements publics nouveaux réellement créés: aux alentours de 800

  • Temps écoulé : 16 mois depuis les accords politiques (17 mois depuis le début de la législature)

  • Temps restant pour achever la mise à disposition des logements : 105 mois

  • Nombre total de logements publics qui auraient dû être créés durant le temps écoulé (sur la base de 200 logements par mois): 3.400

  • Somme minimale économisée par les autorités régionales ou locales bruxelloises aux dépens des personnes qui occuperaient les logements (sur base d'un coût de 100.000 € par logement): 260.000.000 €


Informations complémentaires:

- Le texte de l'accord de gouvernement 2009-2014 du 12 juillet 2009 est accessible à la page
http://www.parlbruparl.irisnet.be/images/imgparl/accords2009/accordsfr.pdf.

- Un site http://www.planlogement.be avait été réalisé par le Secrétariat d'Etat bruxellois au Logement et à l'Urbanisme de la législature précédente. Seule la page d'accueil du site est encore accessible, mais le contenu a été supprimé.


Si vous communiquez des informations pertinentes, elles seront diffusées dans la prochaine lettre.

Didier Coeurnelle, conseiller communal à Molenbeek-Saint-Jean

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