lundi 31 août 2009

La mort de la mort. Numéro 6. Août 2009.


Au fond, personne ne croit à sa propre mort et dans son inconscient, chacun est persuadé de son immortalité. (Sigmund Freud, 1856-1939)

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Thème du mois: Les perspectives à long terme en matière de lutte contre le vieillissement

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Comme l'écrivait un humoriste, c'est extrêmement difficile de faire des prévisions surtout lorsqu'il s'agit du futur. Mais, en ce qui concerne la durée de la vie humaine, il est quand même possible d'envisager quelques évolutions.

Hypothèse pessimiste: les progrès des sciences s'essoufflent, petit à petit l'espérance de vie se stabilise. Sauf catastrophe, cette piste est peu probable. Il n'est pas certain que toutes les avancées ouvertes dans le cadre des progrès de santé produisent des effets, mais il est improbable que toutes les technologies prometteuses aboutissent à des culs-de-sac.

Hypothèse modérée: la tendance actuelle de progrès de l'espérance de vie en moyenne d'un trimestre par an dans les pays du Nord se poursuit comme elle s'est déroulée durant les trente dernières années. En l'an 2050, l'espérance de vie aura dépassé les 90 ans pour les femmes dans les pays comme le Japon ou la France. Dans les pays du Sud, la vie moyenne dépassera alors 70 ans presque partout. Mourir avant 80 ans sera un évènement perçu comme prématuré. Atteindre l'âge de 100 ans sera un évènement banal, surtout pour les femmes, mais pas majoritaire.

Mais ceci, ce sont les hypothèses en l'absence de progrès importants dans le domaine de la santé. Ce sont des hypothèses à supposer simplement que ce qui est déjà applicable aujourd'hui en matière de lutte contre les cancers, les maladies cardiovasculaires, l'obésité,... soit généralisé à tous progressivement au Nord puis au Sud.

Il est aussi possible d'envisager des progrès plus importants, notamment du fait de l'accélération des développements des connaissances scientifiques. Plusieurs voies sont envisageables:

- Les cellules souches. Aujourd'hui déjà, les capacités de régénération utilisées chez l'animal et chez l'humain sont testées. La perspective principale dans ce domaine est la possibilité pour ces cellules, issues du corps du patient, de régénérer ou remplacer les organes et les tissus sans difficulté liée au rejet puisque les cellules ont un patrimoine génétique identique. Le corps humain et plus encore le corps de l'animal ont déjà des possibilités de régénération importantes A terme, il est donc envisageable que le vieillissement en tout cas le vieillissement accéléré de certains organes s'interrompe. Des greffes ou des injections de cellules pourraient être effectuées par des procédés de moins en moins invasifs aussi aisés qu'une transfusion ou un baxter.

- Les sept sources de vieillissement selon Aubrey de Grey. Ce biogérontologue a défini ce qu'il estime être les sept causes du vieillissement. Il s'agit de 1) les mutations cancérigènes, 2) les mutations mitochondriales, 3) les déchets intracellulaires, 4) les déchets extracellulaires, 5) les pertes de cellules, 6) la sénescence cellulaire et 7) les protéines extracellulaires. Pour chacune des causes, Aubrey de Grey, considère que, si les efforts scientifiques et donc les moyens financiers sont suffisants, il sera possible d'ici 20 à 30 ans, de remédier largement au vieillissement causé et de prolonger la vie d'une vingtaine d'années. Ensuite, durant la période de temps nouvelle octroyée, il sera à nouveau possible de gagner 20 années et ainsi de suite. A ce moment, nous aurions atteintes la "vitesse d'échappement à la longévité", notre espérance de vie croîtrait aussi vite que le temps s'écoule.

- Les nanotechnologies: ici, nous sommes encore aux frontières de la science et de la science-fiction. L'élaboration de machines de plus en plus petites est réalisable techniquement. Ces machines pourront probablement un jour effectuer des tâches actuellement réalisées exclusivement par le corps humain ou par des interventions extérieures. Il est par exemple envisageable à terme de réaliser des micro-robots d'une taille d'une bactérie (1/1000ème de millimètre) détruisant sélectivement les cellules malades. Il s'agirait donc d'une machine minuscule effectuant de manière plus efficace un travail équivalent à celui des globules blancs. Petit à petit, chaque fonction du corps humain pourrait être prise en charge par un type de nanorobot.

- Le téléchargement de l'esprit. Il s'agit d'un futur à plus long terme aujourd'hui totalement hypothétique et de plus, pas nécessairement souhaitable. Imaginons qu'un jour nous arrivions à comprendre les neurones et leur fonctionnement. Puis que nous puissions remplacer un neurone par une unité informatique. Puis 1.000. Puis un million. Et puis un milliard. Un jour, les informations qui étaient dans les neurones pourraient être copiées sur un substrat informatique. Et ce jour-là, si la copie peut être complète et rapide, notre conscience pourra être sauvegardée et réutilisée. Ce domaine est actuellement encore de la pure spéculation, largement abordé dans la science-fiction, peu abordé au niveau scientifique. La réalisation un jour de ce type de copie n'est envisageable techniquement que si la conscience humaine (et d'ailleurs la conscience en soi) peut être réalisée sur un substrat non biologique.

Ce bref tour d'horizon du comment depuis le probable à l'hypothétique étant achevé, il reste la question du pourquoi. Pourquoi vivre plus longtemps? Ne serait-ce pas ennuyeux ou immoral? Ce sera le thème du prochain numéro.

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Le conseil pratique pour vivre longtemps: soyez heureux

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Les gens heureux n'ont pas d'histoire, dit-on. Mais ils vivent plus longtemps. Evidemment, être heureux, cela ne se décide pas. Bien sûr, il y a la question de la poule et de l'oeuf. Peut-être que les gens heureux vivent plus longtemps parce qu'ils sont heureux. Mais peut-être sont-ils heureux parce qu'ils vivent dans des circonstances favorables permettant une vie plus longue. Cependant, les études semblent bien indiquer qu'une approche positive de la vie, un sentiment de bonheur permet une vie plus longue.

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vendredi 21 août 2009

Pour une gauche prospective et donc technoprogressiste

Aujourd'hui, les progressistes ne rêvent plus guère de progrès techniques et ils ont tort. Ils contemplent des risques du passé ou du présent plutôt que d'imaginer le futur.

Les capacités informatiques et donc technologiques progressent à un rythme exponentiel ininterrompu depuis plus de cinquante ans. Nous ne le percevons pas encore pleinement, mais chaque année, les connaissances humaines et leur traitement sont plus gigantesques et plus immatérielles.

Ce qu'il y a un demi-siècle, nous aurions appelé sans hésiter de l''intelligence artificielle se répand. Traductions automatiques, corrections automatiques, indexations automatiques, copies automatiques. En fait, l'intelligence artificielle existe déjà, mais par morceaux. Du bras artificiel au moteur de recherches Google en passant par le GPS, il y a déjà bien plus pour chaque partie que dans les capacités humaines de domaines comparables.

Selon certains spécialistes informatiques, dont un nommé Ray Kurzweil, le jour où l'intelligence artificielle, surgira, son développement se fera, non plus à la vitesse de la physiologie, mais à celle de l'informatique. L'intelligence et la conscience se développeraient plus rapidement que l'intelligence humaine et peut-être indépendamment d'elle. Si nous souhaitons influencer ce futur pas si lointain, c'est maintenant qu'il faut orienter les recherches notamment dans une optique de respect, de développements des droits et d'égalité. Une fois le développement exponentiel entamé, il sera trop tard pour nous pour orienter les progrès.

En fait, l'accélération brutale (appelée par ceux qui annoncent cet évènement "singularité") est incertaine. Par contre, une poursuite des progrès techniques rapide qui rendra en quelques décennies le monde totalement différent du monde actuel est très probable sauf catastrophe majeure.

Une catastrophe majeure naturelle de type chute d'astéroïde, supervolcan,... est très peu probable. Ce type d'évènement ne se produit que rarement à l'échelle de l'histoire du monde et jamais ou presque à l'échelle de l'histoire de l'humanité.

Par contre, le risque de catastrophe causée directement ou indirectement par l'être humain n'est pas négligeable, risques directs ou risques indirects.

Le risque direct majeur est une escalade nucléaire. Le risque est moins grand aujourd'hui que lorsque l'Union soviétique existait, mais il reste bien présent. Cette escalade pourrait se produire suite à une crise politique ou par les conséquences en cascade d'une première utilisation d'arme nucléaire par erreur ou par la malveillance d'un groupe restreint d'individus.

Le risque indirect majeur le plus médiatisé est celui d'un réchauffement climatique trop rapide avec effet exponentiel déclenchant une crise humaine et économique majeure. Il s'agirait d'une crise qui désintègrerait les sociétés contemporaines, créerait des conflits sans équivalent et, par effet de "vrille", une diminution généralisée du bien-être puis des connaissances. Enfin, il y a le risque politique de crises éthiques, sociales et/ou économiques qui seraient tellement déstabilisantes qu'elles seraient suivies progressivement ou rapidement d'une interruption totale du progrès économique et scientifique et puis d'une régression.

Cependant, des catastrophes majeures avant la singularité ou avant les progrès techniques importants et rapides sont quand même relativement peu probables. Les intellectuels, les citoyens et les politiques adorent se raconter des scénarios catastrophes mais, en fait, durant ces trois derniers siècles, les sociétés humaines sont devenues plus grandes, plus prospères, plus instruites et donc plus résistantes aux catastrophes que jamais. Notamment parce que les gouvernements sont économiquement, intellectuellement et politiquement plus capables qu'hier de prendre des mesures: de la lutte contre la surpopulation à celle contre les effets de serre.

Par contre, la singularité ou les progrès technologiques comportent des risques d'autodestruction non négligeables. En effet, il est malheureusement quasiment certain que les avancées seront rapides et importantes tant dans l'art de construire que dans l'art de détruire.

Il est pourtant vain de vouloir s'opposer aux progrès technologiques, car ils ne pourraient pas être interrompus. Un arrêt volontaire de certains progrès par les acteurs les plus éthiques augmenterait les risques d'avancée plus rapide des progrès les plus dangereux. Un arrêt de l'ensemble des progrès techniques nécessiterait une catastrophe mondiale. Et cela signifierait notamment des centaines de millions ou des milliards de décès et la misère des survivants. Et si l'espèce humaine s'en remettait et progressait à nouveau, cela ne ferait que repousser les développements de quelques décennies ou de quelques siècles.

Il est donc fondamental d'orienter autant que possible les évolutions technologiques, mais aussi sociales dans des directions qui limitent les possibilités de destruction. Ceci est extrêmement malaisé étant donné l'ampleur et l'incertitude des changements qui s'annoncent et parce que la plupart des progressions scientifiques importantes sont susceptibles d'utilisations tant pacifiques que bellicistes.

Il n'empêche que:

° Ce qui favorise la résilience des êtres humains et de la conscience limite les risques de destruction et d'autodestruction. Il en va notamment ainsi de ce qui favorise la vie sans vieillesse et en bonne santé. Le respect des êtres doués de conscience sera plus aisé si l'être humain cesse de mourir de vieillesse ou de maladie. En effet, à ce moment, un meurtre deviendrait un acte bien plus monstrueux qu'aujourd'hui. Tuer aujourd'hui n'est que précéder un sort inévitable. Tuer demain, ce pourrait être un crime sans équivalent imaginable. Pour introduire un élément de comparaison: autrefois, tuer un bébé était moins réprouvé qu'aujourd'hui. En effet, comme les enfants mourraient très souvent en bas âge, l'investissement affectif était plus faible. Donc plus la vie est longue, plus, toutes choses étant égales par ailleurs, l'investissement affectif peut être grand. Et c'est tant mieux à tous les niveaux.

° Ce qui favorise le refus absolu de tuer (ou de laisser mourir) un être conscient limite les risques de destruction et d'autodestruction. Cela peut être répandu plus encore qu'aujourd'hui culturellement, psychologiquement, socialement, sociologiquement et par l'éducation tout au long de la vie. Lorsque c'est possible, cela devrait aussi être développé technologiquement. Ce seraient par exemple des variantes élaborées des trois lois "inventées" par l'auteur de science-fiction Asimov obligeant une machine consciente à obéir aux êtres humains sans en menacer d'autres. Malheureusement, dans ce domaine, le risque militaire n'est déjà plus de la science-fiction, les avions sans pilotes (drones) au Pakistan tuant par exemple déjà plus de civils que de combattants.

En conclusion, être progressiste devrait signifier notamment favoriser la résilience des êtres humains et, à terme probablement (même si cela apparait comme de la science fiction aujourd'hui) celle de tout être conscient. Cela passe aussi entre autres par le refus absolu de tuer et la recherche de droits plus nombreux et plus égaux pour chacun non pas en s'opposant, mais bien en accompagnant les progrès technologiques.

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Pour en savoir un peu plus: http://technoprog-fr.blogspot.com et http://transhumanistes.com

Sources des îmages: Site http://technoprog-fr.blogspot.com et Chaplin dans "Les temps modernes"

vendredi 31 juillet 2009

La mort de la mort. Numéro 5. Juin - juillet 2009.

J'estime que durant les prochaines décennies, nous déchiffrerons les secrets du vieillissement humain et nous serons capables de ralentir, arrêter et finalement renverser le vieillissement. Et ce n'est pas un "si", c'est un "quand". (Peter Diamandis, créateur du "X-Prize", juin 2009, traduction)

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Thème du mois: Les recherches en cours en ce début de 21 ème siècle

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Cette lettre d'actualité mensuelle a pour objectif de vous faire connaître les avancées scientifiques vers un monde où l'être humain ne mourra plus de vieillesse. Vos réactions sont les bienvenues.

La première décennie du troisième millénaire n'est pas encore achevée. Dans beaucoup de domaines scientifiques et technologiques, durant la centaine de mois qui ont suivi l'an 2000 les changements ont déjà été importants. Ainsi, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, depuis 2008, la majorité des humains adultes disposent d'un téléphone mobile. Ils disposent donc d'une technologie qui était inaccessible à l'immense majorité il y a 20 ans et qui était de la science-fiction il y a 40 ans.

Dans le domaine de la lutte contre le vieillissement, les changements ont été aussi importants, que ce soit du point de vue scientifique que dans celui de la vie courante et, dans une moindre mesure, au niveau social et psychologique.

Pour débuter par le socio-psychologique, c'est à la fin du 20 ème et en ce début de 21ème siècle que commencent timidement à se développer, principalement aux Etats-Unis, les premiers mouvements faisant de la lutte contre le vieillissement un objectif politique, scientifique et éthique spécifique.

Dans le domaine de la vie courante, si l'on considère que 60 ans est l'âge charnière du début de la vieillesse, c'est depuis le tournant du millénaire que presque partout dans le monde et non plus seulement dans le Nord, les hommes et les femmes atteignent maintenant le troisième âge. Ainsi, au Bangladesh, un des pays les plus pauvres du monde, l'espérance de vie atteint désormais environ 63 ans. Et dans la capitale chinoise, Pékin, l'espérance de vie dépasse désormais l'âge moyen que peut atteindre un habitant de Washington. Et ce n'est pas parce que la durée de vie d'un habitant de la capitale fédérale américaine devient plus courte. C'est parce que l'espérance de vie des citoyens chinois augmente plus rapidement.

Ce mouvement positif se poursuit, avec des rythmes différents, partout dans le monde à la seule triste exception des pays de l'Afrique subsaharienne touchés par le Sida et de la Russie. Le lecteur de ces lignes qui habite en France, en Belgique ou au Canada a ainsi déjà gagné plus de deux années de vie depuis le 1er janvier de l'an 2000. La pollution, les crises, la suralimentation croissante, les cancers, les maladies cardio-vasculaires et toutes les causes de décès continuent donc bien sûr de tuer, mais de moins en moins rapidement.

Dans le domaine purement scientifique, le décryptage complet du patrimoine génétique du vivant se poursuit comme à la fin du vingtième siècle, mais à un rythme de plus en plus rapide et à un coût qui va diminuant. Bien des explications du vieillissement et des causes génétiques des différences de longévité entre espèces sont petit à petit dévoilées. Dans le domaine des recherches appliquées, la piste la plus prometteuse est probablement celle du remplacement ou du renforcement des tissus et des organes par des cellules-souches. Il y a 10 ans, ces cellules-souches ne pouvaient provenir que d'embryons ce qui posait des problèmes éthiques à beaucoup de scientifiques et à nombre de responsables politiques. Aujourd'hui, il est possible de transformer des cellules adultes en cellules souches et des expériences se déroulent afin de créer des organes "in vitro", d'injecter des cellules souches dans des tissus malades, de lutter contre la maladie d'Alzheimer.

Parmi les mouvements participant à ces avancées, le gérontologue Aubrey de Grey a fait connaître aux médias qu'il estime vaincre le vieillissement humain en traitant sept types de formes biologiques de vieillissement: les mutations au sein de l'ADN, les mutations au sein des mitochondries, les déchets intracellulaires, les déchets extra-cellulaires, la perte non remplacée de cellules, la sénescence des cellules et enfin les liaisons défectueuses de protéines. Il affirme que, sous réserve de recherches suffisantes, il sera possible d'ici 20 à 30 ans de prolonger ainsi de deux ou trois décennies notre espérance de vie.

Par ailleurs, les premières années du troisième millénaire ont apporté tout récemment deux preuves de prolongation de la vie de mammifères par voie orale. La restriction calorique était connue depuis des décennies comme permettant d'allonger la vie des souris. Il est maintenant prouvé que la vie de primates à savoir des macaques est plus longue avec un régime alimentaire restreignant la quantité de nourriture. Ceci grâce à une expérience qui avait commencé il y a 20 ans, mais dont les résultats intermédiaires viennent d'être communiqués,. Par ailleurs, des chercheurs ont découvert que l'absorption de rapamycine, une substance à effet immunosuppresseur (utilisée chez l'homme pour empêcher les rejets de greffes) prolongeait la vie de souris d'âge mur (des souris de deux ans soit l'équivalent de soixante ans pour les êtres humains). C'est la première fois qu'il est indiscutablement prouvé (par plusieurs équipes scientifiques) que l'ingestion d'une substance permet la prolongation sensible de l'espérance de vie d'un mammifère. Mais les effets secondaires de la rapamycine sur l'homme sont importants, aussi la recherche de composés proches est en cours

Les scientifiques poursuivent leurs recherches. Et ils nous préparent, sauf accident, des lendemains et des surlendemains qui chantent. Mais les questions politiques, sociale et éthiques qui se poseront seront-elles plus ardues que l'obtention d'une vie plus longue? Les perspectives seront le thème de la prochaine lettre.

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Le Conseil pratique pour vivre longtemps: faites de l'exercice, mais sans excès

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Ce conseil n'est certainement pas le plus original. L'activité physique, si elle n'est pas poussée à l'extrême, est indispensable à la santé. Un membre ou un organe qui ne fonctionne pas ou pas assez se détériore. Et il en va de même pour un membre ou un organe qui est poussé dans ses derniers retranchements. Par exemple, la marche à pied combinée à l'utilisation des transports peut être un moyen idéal, physiquement, écologiquement et aussi psychologiquement vu le stress lié à l'utilisation d'un véhicule individuel.

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dimanche 19 juillet 2009

3.500 logements sociaux bruxellois en 1.750 jours: lettre bimestrielle (numéro 26) Juillet 2009. // 25.000 logements en 3.600 jours (numéro 1)

Les accords gouvernementaux régionaux bruxellois de l'été 2004 prévoyaient la création de 3.500 logements sociaux et 1500 logements moyens durant la législature 2004-2009. Il s'agissait là de la mesure sociale la plus ambitieuse du gouvernement "Olivier" bruxellois.

Les accords gouvernementaux régionaux bruxellois de l'été 2009 sont encore plus ambitieux. Ils prévoient, d'ici à 2019, une augmentation radicale du nombre de logements publics par une norme à atteindre dans les 10 années à venir de 15% de logements de qualité à gestion publique et à finalité sociale. Concrètement, pour que la norme soit atteinte, 25.000 logements publics au moins doivent être créés en deux législatures ou encore plus de 200 logements par mois. En fait, vu l'augmentation de la population bruxelloise, le nombre de logements devant être créés sera même probablement plus élevé.

Il s'agit d'une mesure extrêmement volontariste que des dizaines de milliers de personnes attendent avec impatience dans une ville où il peut faire bon vivre lorsque le logement n'est pas un problème, mais où ledit logement engouffre la majorité du budget des plus démunis.

Six semaines après les élections régionales et quelques jours après la création du nouveau gouvernement, il est encore bien sûr trop tôt pour mesurer l'avancement du nouvel accord.

Cette lettre ne porte donc encore de manière chiffrée que sur le bilan final de la législature passée En fait, depuis la dernière lettre bimestrielle de mai, les projets n'ont quasiment pas progressé et ce bilan est et reste donc celui d'un échec quasi complet.

Mais la mesure de la réalisation des objectifs de la nouvelle législature pourra être commencée très rapidement. En effet, l'objectif nouveau ne concerne plus seulement la construction ab nihilo de logements, mais aussi la transformation de bureaux et de biens à l'abandon en logements ainsi que la poursuite de constructions déjà entamées. Et les accords concernent des constructions et des transformations sur le court, moyen et long terme, c'est-à-dire, logiquement, à terme long de 10 ans, moyen de quelques années et court de quelques mois. C'est courageux de la part des partenaires Olivier de s'être engagés aussi sur le court terme et cela ne sera évidemment pas facile.

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Etat final de l'échec de la construction des 5.000 logements (connu au 15 juillet 2009):

- 211 : Nombre de logements réellement construits (4 % de l'objectif de départ)(certains avancent le chiffre de 280)
- 777 : Nombre de logements en cours de construction (16 % de l'objectif de départ)
- 4.012 : Nombre de logements totalement non réalisés (90 % de l'objectif de départ)

- 5.000 : Nombre de logements qui auraient dû être construits si les engagements du gouvernement Olivier précédent avaient été respectés
- 18.000 : Nombre approximatif de personnes qui seraient actuellement logées dans des logements sociaux et moyens si les accords avaient été appliqués

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La prochaine lettre s'efforcera de détailler le niveau de réalisation du plan décennal de réalisation de 25.000 logements ventilé comme suit:

  • nombre de logements publics nouveaux construits
  • nombre de logements publics créés à partir de bureaux transformés
  • nombre de logements publics créés à partir de logements et autres immeubles abandonnés
  • nombre de logements publics créés par d'autres moyens (acquisitions, locations,...)
  • - Suppressions de logements publics (acquisition par les locataires, destructions,...)
  • Nombre total de logements publics nouveaux réellement créés

  • Nombre total de logements publics qui devraient en principe être créés durant le temps écoulé (sur base de 200 logements par mois)

  • Temps écoulé : 0 mois depuis les accords politiques (1 mois depuis le début de la législature)
  • Temps restant pour achever la mise à disposition des logements : 119 mois

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Remarques complémentaires :

- Un site http://www.planlogement.be
avait été réalisé par le Secrétariat d'Etat bruxellois au Logement et à l'Urbanisme de la législature précédente. Ce site est encore accessible actuellement.

- Le texte de l'accord de gouvernement 2009-2014 est accessible à la page http://www.parlbruparl.irisnet.be/images/imgparl/accords2009/accordsfr.pdf.

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Si vous communiquez des informations pertinentes, elles seront diffusées dans la prochaine lettre.

Didier Coeurnelle, conseiller communal à Molenbeek-Saint-Jean

lundi 15 juin 2009

La mort de la mort. Numéro 4. Mai - juin 2009.


Je ne veux pas atteindre l'immortalité grâce à mon œuvre. Je veux atteindre l'immortalité en ne mourant pas. (Woody Allen, cité dans Woody Allen and his Comedy par Edward Lax)


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Thème du mois: Les précurseurs. Le 20ème siècle.

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Cette lettre d'actualité mensuelle a pour objectif de vous faire connaître les avancées scientifiques vers un monde où l'être humain ne mourra plus de vieillesse. Vos réactions sont les bienvenues.

Lorsque nait le 20ème siècle, un philosophe russe, Nikolai Fyodorov, vit ses dernières années. Il croyait au progrès et faisait partie d'un mouvement appelé "cosmisme". Il estimait qu'un jour, l'homme ne mourrait plus de vieillesse. Et même, optimisme suprême, il pensait qu'un jour, il pourrait être possible de faire revivre ceux qui ne sont plus.

Au cours du 20ème siècle, l'espérance de vie, dans les pays les plus développés, va doubler. Petit à petit, à l'échelle d'une vie humaine, mais à une vitesse extraordinaire à l'échelle historique, les causes majeures de mortalité qu'étaient la mortalité infantile, les accidents et la violence, les maladies infectieuses et la malnutrition vont devenir de moins en moins fréquentes. A la fin du 20ème siècle, l'homme et la femme d'un état industrialisé meurt, dans la grande majorité des cas, d'une maladie liée à la vieillesse, le plus souvent avec des causes cardio-vasculaires ou en rapport avec la dégénérescence cellulaire (cancer, maladie d'Alzheimer...).

L'écoulement du temps, l'usure des corps, deviennent la première cause de mortalité pour tous. Et certains s'attaquent aux causes connues de l'usure dès les années 20 du siècle passé. Ainsi, le biologiste français Alexis Carrel avec l'aide du célèbre aviateur Charles Lindbergh accomplira notamment nombre d'expériences de transplantation. Il réussit à faire battre in vitro un cœur de poulet pendant des décennies. Il imaginait à terme par ces transplantations pouvoir assurer une jeunesse renouvelée. Malheureusement, Alexis Carrel se distinguera aussi par sa collaboration idéologique et scientifique avec l'Allemagne nazie durant la seconde guerre mondiale.

Dans la seconde moitié du 20ème siècle, ce sont les briques ultimes de la vie, l'acide désoxyribonucléique et les fondements de la génétique qui sont, petit à petit, explorés. Le processus des découvertes se poursuivra encore au 21ème siècle.

En 1965, un chercheur américain, Leonard Hayflick, découvre que les cellules humaines ne se divisent pas à l'infini. Ainsi, la "limite de Hayflick" pour les cellules humaines est d'environ 70. Après, du fait du raccourcissement excessif des télomères (une partie des chromosomes), la cellule ne se divise plus ou mal. Cette cause de vieillissement ainsi que d'autres causes de détérioration de l'organisme, qui ne peuvent être abordées en quelques lignes, font comprendre que le vieillissement est encore inévitable à court et moyen terme.

Que faire en attendant? Une piste qui s'ouvre durant les "Golden sixties" c'est la cryogénisation. Durant ces années de conquêtes spatiales et technologiques rapides, certains sont convaincus que les progrès du savoir permettront un jour de guérir toutes les maladies.
Mais ils savent aussi que ces avancées ne seront probablement pas possibles avant leur propre décès et celui de leurs proches. En attendant des progrès suffisants, il est possible de conserver le corps de personnes qui viennent de mourir à une température très basse de - 180 degrés dans de l'azote liquide.

En 1962, un physicien et mathématicien américain, Robert Ettinger, propose dans son livre "The prospect of immortality" de permettre systématiquement cette conservation par le froid. Quarante ans plus tard, cependant, malgré les progrès dans ce domaine, il n'est pas encore possible de "ranimer" un être humain ou même un mammifère de petite taille. Le nombre de personnes "cryogénisées" reste peu élevé.

Dans un cadre plus pragmatique, tout au long du 20ème siècle, les recherches, expérimentations et analyses statistiques se multiplieront. Elles permettront, d'une part, de mieux comprendre les aspects multiples du vieillissement et, d'autre part, de ralentir quelque peu son processus. C'est ainsi que la connaissance progressera pour ce qui concerne tant les substances et comportements diminuant l'espérance de vie (tabagisme, consommation d'alcool, alimentation trop riche, stress important, radiations,...) que pour ce qui allonge la durée potentielle de l'existence (restriction calorique de l'alimentation, vie équilibrée et heureuse, exercices réguliers, absorption suffisante de certaines substances et compléments alimentaires...).

Mais ces progrès ne sont que relatifs. Quelles que soient les promesses de spécialistes parfois auto-désignés et pas toujours honnêtes, seul est possible un allongement limité de la durée de vie en bonne santé, de l'ordre de quelques années, 10 ou 20 ans au maximum. Avec toutes les méthodes classiques pour vivre plus longtemps, inévitablement, in fine, l'organisme se dégrade notamment du fait des limites de division cellulaire déjà citées..

Cependant les limites de division ne s'appliquent pas à toutes les cellules. Les cellules d'un ovule fécondé se divisent sans limite. Il en va de même pour les premières cellules issues de cet ovule fécondé.
Il en va -malheureusement- également de même pour les cellules cancéreuses qui ont pour caractéristique fondamentale de se multiplier anarchiquement et sans limite.

L'espoir de certains scientifiques était -et est encore- que, grâce aux cellules souches, il soit un jour possible de reconstituer tout organe déficient du corps. Pour cela, les chercheurs du 20ème siècle pensaient que les seules cellules utilisables étaient les cellules de l'embryon. C'étaient en effet les seules cellules "omnipotentes", c'est-à-dire les seules cellules pouvant donner naissance à tout type de cellule du corps (cellule de la peau, des os,...).

Or, l'utilisation de ces embryons posait des problèmes éthiques.

Mais depuis, nous sommes entrés dans le 3ème millénaire, de nouvelles perspectives se sont ouvertes. La prochaine lettre fournira des informations à ce sujet.

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Le conseil (non) pratique pour vivre longtemps: choisissez bien vos parents

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Votre espérance de vie dépend largement de celle de vos parents. Les enfants de parents et grands-parents vivant longtemps, vivent en moyenne plus longtemps. Evidemment, il est trop tard pour choisir vos parents mais par contre connaître les risques de santé de vos ascendants peut contribuer à limiter les vôtres.

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samedi 6 juin 2009

Lettre à des électeurs pour le 7 juin


Dans quelques heures, vous pourrez voter aux élections régionales et européennes. A quelque niveau que ce soit, je pense que la vie en société se passe mieux lorsque nous arrivons à vivre avec plus de solidarité, plus d'attention pour les générations futures et plus de respect mutuel.

J'ai choisi, il y a bien des années, de militer pour Ecolo et pour Groen!, les composantes belges du parti vert européen, parce que, à mon avis, les Verts sont le mouvement qui peut le mieux promouvoir l'intérêt de tous, aujourd'hui et demain, au Nord et au Sud, sans distinction de race, de naissance, de sexe ou d’origine. Vivre ensemble, c'est difficile, mais passionnant et seuls les mouvements qui proposent des voies d'entente ont, pour moi, un avenir positif.

C'est pour ces raisons, quoi que sans prétendre que les écologistes soient parfaits, que, cette fois comme pour des élections précédentes, je vous propose de voter pour les partis les plus à gauche et les plus éthiques présents dans les parlements de notre petit pays fédéral. Je vous invite aussi, si vous avez un peu de temps, à consulter les programmes d'Ecolo http://web4.ecolo.be/spip.php?rubrique187 (Europe), http://web4.ecolo.be/spip.php?article1930 (Bruxelles) et de Groen! http://www.groen.be/ideen/programma_16.aspx.

Personnellement à la région, je voterai (parmi nombre d'autres très bon candidats) pour les candidats d'Ecolo Sarah Turine (7ème), Karim Majoros (16ème), Zohra Chbaral (45ème), Eric Remacle (70ème) et Anne Herscovici (71ème). Si j'habitais Liège, je voterais notamment pour Bénédicte Heindrichs, 13ème sur la liste.

Le niveau européen est pour moi le plus important même s'il est le plus négligé. Des enjeux fondamentaux sont abordés notamment au niveau environnemental, pour les questions de paix et de sécurité et en ce qui concerne les recherches et les progrès scientifiques. Pour l'Union européenne, je vais voter (parmi nombre d'autres très bon candidats) pour Rik Jellema, citoyen des Pays-Bas vivant à Bruxelles, multilingue, 6ème sur la liste de Groen! Si je ne pouvais voter que pour des francophones, je voterais pour Inès Trépant, première suppléante sur la liste Ecolo.

Enfin, je vous invite dès le 7 juin à être exigeant vis-à-vis des partis et des élus. Et ceci en vous demandant, d'une part, ce que les politiques peuvent faire pour vous et, d'autre part, ce que vous pouvez faire pour que les élus participent à un monde plus solidaire.

dimanche 17 mai 2009

3.500 logements sociaux bruxellois en 1.750 jours: lettre bimestrielle (numéro 25). Mai 2009. Résultat final de la législature: 96 % ... d'échec.

Les accords gouvernementaux régionaux bruxellois de l'été 2004 prévoyaient la création de 3.500 logements sociaux durant cette législature (et 1500 logements moyens). Il s'agissait là de la mesure sociale la plus ambitieuse du gouvernement "Olivier" bruxellois. Cette mesure était d'autant plus nécessaire que la population bruxelloise s'accroît rapidement ces dernières années.

Il s'agissait aussi d'une mesure que des dizaines de milliers de personnes attendaient (et attendent toujours) avec impatience dans une ville où il peut faire bon vivre lorsque le logement n'est pas un problème, mais où ledit logement engouffre la majorité du budget des plus démunis. Dans cette ville, des milliers de logements publics neufs auraient pu contribuer à stabiliser les loyers.

A trois semaines des élections régionales, le bilan final peut être conclu. Il s'agit d'un échec quasi total. 5.000 logements étaient promis pour cette législature. 211 ont été réellement construits (et 713 autres sont en construction). C'est un échec politique, mais aussi un échec éthique puisqu'aucun partenaire de la majorité Olivier n'a présenté ses excuses aux citoyens. Cynisme ou forme particulière d'humour, la secrétaire d'Etat "compétente", Madame Françoise Dupuis, défilait même ce dimanche 17 mai, toute honte bue, lors d'une manifestation bruxelloise pour le droit au logement.

La prochaine lettre bimensuelle portera un intitulé adapté en fonction des négociations électorales et puis des accords. Faire pire dans ce domaine que durant la législature qui s'achève sera difficile. Mais il y a moyen. Par exemple cela peut être réalisé en prenant des objectifs plus ambitieux pour encore plus se "planter". Comme dit la maxime néerlandophone: Veel beloven en weinig geven, doet de zotten in vreugde leven (beaucoup promettre et donner peu rend les idiots heureux)

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Etat d'avancement de la construction des 5.000 logements (connu au 15 mai 2009):

- 211 : Nombre de logements réellement construits (4 % de l'objectif de départ) (beaucoup de ces logements sont encore inoccupés)
- 924 : Nombre de logements en construction ou construits (18 % de l'objectif de départ)

- 5.000 : Nombre de logements qui devraient être actuellement construits
- 18.000 : Nombre approximatif de personnes qui seraient actuellement logées dans des logements sociaux et moyens si les accords gouvernementaux bruxellois de 2004 étaient appliqués(*)


- Temps écoulé : 58 mois depuis les accords politiques (59 mois depuis le début de la législature)
- Temps restant pour achever la mise à disposition des logements : 3 semaines


(*) Pour les logements sociaux uniquement (sans logements moyens), il s'agit de 3.500 logements et 12.000 personnes.

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Remarques complémentaires :

- Un site
http://www.planlogement.be a été réalisé par le Secrétariat d'Etat bruxellois au Logement et à l'Urbanisme. Vous n'y trouverez (bien sûr) pas les chiffres récapitulatifs produits dans la présente lettre.

- Par "logement social" ci-dessus, il faut entendre "nouveau logement social en région bruxelloise tel que prévu dans les accords bruxellois" (
http://portail.irisnet.be/cmsmedia/fr/2004_acgouv.pdf?uri=43742a96072f96dd010732949354014a). 1.500 logements pour les revenus moyens sont également prévus.

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Si vous communiquez des informations pertinentes, elles seront diffusées dans la prochaine lettre.

Didier Coeurnelle, conseiller communal à Molenbeek-Saint-Jean